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PATHOLOGIES

À quelle fréquence consulter un ostéopathe ?

Par Mathieu SPAETH  ·  30 avril 2020  ·  4 min de lecture

fréquence consulter ostéopathe – écouter les signaux de son corps

« Je viens vous voir parce que j’ai mal, pas pour faire de la prévention. » Ce patient, croisé un lundi matin, résumait sans le savoir la question que tout le monde se pose : faut-il attendre d’avoir mal, ou consulter avant ?

Alors, à quelle fréquence faut-il vraiment voir son ostéopathe ?

Soyons clair !

Vous êtes actif. Votre rythme de vie, vos responsabilités personnelles et professionnelles sont autant de sources de fatigue, de stress, et parfois de douleurs. Votre corps encaisse : soumis à des contraintes répétées, il accumule des tensions et se déséquilibre, jusqu’à le manifester — une gêne ici, une raideur là, un geste qui coince. La bonne nouvelle, c’est que votre corps vous prévient. Apprendre à écouter ces signaux, c’est déjà savoir quand consulter.

Petites explications !

Faut-il pour autant s’abonner à une séance par mois ? Non, et méfiez-vous de qui vous imposerait un rythme fixe sans le justifier. Il n’y a pas de fréquence universelle : tout dépend de la façon dont vous sollicitez votre corps. À titre indicatif, une personne peu exposée physiquement n’a souvent besoin que d’une à deux consultations par an pour faire le point ; quelqu’un qui pratique un sport soutenu ou exerce un métier éprouvant pourra y trouver un intérêt tous les trois à quatre mois. Ce ne sont pas des règles, mais des repères — le vôtre s’ajuste à votre vie. Une activité physique régulière reste, entre deux séances, votre meilleur allié.

Un peu de vérité !

Soyons honnêtes sur ce que recouvre ce suivi. En préventif comme en curatif, l’ostéopathie traite et soulage des gênes fonctionnelles, dans le but d’améliorer votre qualité de vie. Elle intervient là où le médicament est parfois inefficace ou trop invasif. Mais elle a des limites, et je préfère vous les dire : elle ne guérit pas une maladie dégénérative, elle ne soigne pas une infection sérieuse qui réclamera toujours un traitement médical, et elle ne se substitue jamais à la chirurgie. Un praticien honnête trace cette frontière au lieu de la brouiller.

Petite aparté !

Une précision qui compte : jamais je ne vous conseillerai de retarder une opération que votre médecin juge nécessaire. En revanche, sur certaines douleurs mécaniques, un accompagnement ostéopathique peut améliorer votre confort et votre mobilité — et, en post-opératoire notamment, aider à récupérer dans de meilleures conditions. Toujours aux côtés de votre médecin, jamais à sa place. C’est cette complémentarité, et elle seule, qui fait la valeur d’un bon suivi.

Simplifions !

Retenez donc un principe simple : écoutez votre corps plutôt qu’un calendrier. Si vous êtes peu sollicité physiquement, une à deux visites par an suffisent souvent à faire le point ; si vous êtes très actif, un rythme plus rapproché peut se justifier. Et dans tous les cas, dès qu’une douleur s’installe et traîne, n’attendez pas qu’elle s’incruste. Mon rôle, à chaque consultation, est d’établir le diagnostic le plus juste dans mon domaine de compétence — et de vous orienter sans hésiter vers le bon professionnel quand ce n’est pas de mon ressort.

En définitive

Il n’existe pas de fréquence idéale valable pour tous, seulement la vôtre : celle qui colle à votre corps, à votre mode de vie et à vos activités. Consulter n’a rien d’un abonnement — c’est un point d’étape, quand votre corps le réclame. Alors, à vous d’écouter les signaux : si l’heure de votre check-up a sonné, prenez rendez-vous. 

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