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« On m’a dit que faire craquer n’était pas bon pour le corps et que l’on pouvait obtenir le même résultat sans faire craquer » Vrai ou Faux ?

Le craquement articulaire, mythes et réalités : Qu’en est-il vraiment ?

Vous le savez, l’ostéopathie est une approche thérapeutique manuelle qui vise à maintenir l’équilibre et à favoriser la guérison du corps en s’appuyant sur la capacité du corps à s’auto-réguler. L’une des techniques les plus couramment utilisées est la manipulation articulaire, souvent associée à un craquement audible qui fait l’objet de nombreuses inquiétudes.

Avant d’aborder les dangers spécifiques d’une manipulation articulaire, il est essentiel de comprendre le mécanisme du craquement articulaire.

Les craquements articulaires sont provoqués par une augmentation soudaine de l’amplitude de mouvement de l’articulation entraînant la formation et la rupture de petites bulles de gaz dans le liquide synovial qui lubrifie l’articulation. Ce phénomène est connu sous le nom de cavitation articulaire. Lorsque les bulles de gaz se forment et éclatent, elles créent un son de craquement caractéristique. Ces craquements peuvent être tout aussi bien le résultat d’une manipulation, que spontanés lors de mouvements quotidiens.

De nombreuses personnes s’inquiètent des conséquences négatives du craquement articulaire sur la santé. Entre les on dit et les discours démagos, qu’en est-il vraiment ?

Tout d’abord, quels seraient ces risques potentiels ?

On pourrait imaginer 4 types d’atteintes :

  1. Lésions tissulaires : Les manipulations articulaires pourraient provoquer des lésions des tissus mous environnants, tels que les ligaments, les tendons et les capsules articulaires. Des étirements excessifs ou des forces mal appliquées pourraient entraîner des déchirures, des entorses ou des luxations.
  2. Instabilité articulaire : Les manipulations articulaires répétées pourraient affaiblir les structures de soutien des articulations, entrainant une instabilité articulaire à long terme. Une instabilité articulaire peut augmenter le risque de blessures et de douleurs chroniques.
  3. Complications neurologiques : Bien que rares, des complications neurologiques pourraient survenir à la suite d’une manipulation articulaire mal réalisée. Des lésions nerveuses, telles que des compressions ou des irritations, peuvent entraîner des symptômes tels que des engourdissements, des picotements ou une faiblesse musculaire.
  4. Risque de fracture : Dans certains cas, le craquement articulaire pourrait exercer une pression excessive sur l’articulation, augmentant ainsi le risque de fracture, en particulier chez les personnes atteintes d’ostéoporose ou d’autres conditions de fragilité osseuse.

Vu sous cet angle, je suis moi-même inquiet.

Qu’en est-il donc de la sécurité du craquement articulaire ?

3 points sont à considérer :

  1. Absence de preuve de dommages structuraux : Les recherches ont démontré que le craquement articulaire ne provoque pas de lésions ou d’usure excessive des articulations. Les effets sont principalement limités à la libération de gaz et à une sensation de soulagement temporaire.
  2. Risques minimes : Les complications graves associées au craquement articulaire sont extrêmement rares. Les cas documentés de lésions nerveuses ou vasculaires sont exceptionnels et sont souvent liés à une manipulation inappropriée effectuée par des non-professionnels.
  3. Soulagement symptomatique : Les manipulations articulaires peuvent améliorer la mobilité articulaire en réduisant les restrictions et en favorisant l’alignement correct des structures articulaires. Cela peut contribuer notamment à stimuler le système nerveux, ce qui peut avoir des effets positifs sur la circulation sanguine, la fonction des organes et la perception de la douleur. Les manipulations articulaires peuvent également activer les mécanismes d’autorégulation du corps, favorisant ainsi la guérison et la récupération.

Ainsi, il convient de noter que les manipulations articulaires doivent être pratiquées avec prudence et par des professionnels qualifiés ; qu’une évaluation approfondie du patient, comprenant l’historique médical et l’examen physique, est nécessaire pour déterminer l’indication appropriée et les contre-indications éventuelles.

On en revient toujours au même point, choisissez bien votre praticien !

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